Ne plus penser à lui. Se réveiller le matin et ne plus avoir ce petit sourire en repensant aux rêves que l'ont a fait durant la nuit. Ne plus s'imaginer sa présence, son bras qui s'enroule autour de vous, son corps près du vôtre quand vous dormez et ne plus soupirer d'aise à cette idée. Ne plus traverser la journée, la semaine, le mois en ayant en tête son sourire, son regard, sa voix, tout ce qui vous poussait à être plus conquérante, à marcher avec la fierté de celle qui aime et pense être aimée, ce sentiment qui vous rend forte et inattaquable par les petits tracas que les autres vous apportent. Ne plus se sentir legère, flotter un peu au dessus du sol, portée par un sentiment qui vous rend complète. Perdre encore une fois le morceau de puzzle que l'on cherchait. Ne plus avoir l'impression de pouvoir caresser un nuage. Ne plus être sereine. Ressentir à nouveau le regard pesant des autres, le jugement, la peur, ces choses qui vous font trainer la patte et courber l'échine et qui vous fait dire que vous méritez ce qui vous arrive. Se sentir à nouveau lasse et démotivée par votre existence, un cercle vicieux qui vous broie et que vous n'avez plus la force, là tout de suite, de faire tourner dans un sens différent. Avancer comme une ombre dans la foule, redevenir un pion parmi d'autres, ne plus se sentir unique. Perdre les couleurs pastel et cette aura qui attiraient vers vous n'importe qui, n'importe où et redevenir gris, invisible. Dormir, ne plus ouvrir les yeux, se recroqueviller et attendre que ça passe. Ne plus fermer les yeux mais les plisser jusqu'à ne plus sentir la paupière pour écraser son image qui reste collée à votre rétine. Attendre les larmes qui viennent après la colère, la déprime qui vient après la rage. Ne même plus sentir son corps, comme si lui aussi avait décidé de vous abandonner ne vous croyant plus à la hauteur pour s'occuper de lui. Il a peut être raison vu la tête que vous avez, les cheveux en bataille, le teint blafard et ce regard d'une tristesse infinie qui dégoûte plus qu'il n'appitoie. Vous passez par des moments d'euphorie qui vous remonte le coeur si haut que vous riez sans raison, de façon hysterique et qui la seconde d'après vous vide de toute la joie qui vous restait pour finalement vous faire tomber à genoux dans un coin de votre chambre et pleurer à chaude larme. Jouer la comédie aux gens qui vous aiment et faire croire que tout va bien alors que vous rêvez de deverser toute la rancoeur et les regrets qui vous tiraillent. Avoir envie de hurler en pensant tout faire sortir d'un coup dans un cri d'animal bléssé. Avoir envie de taper dans quelque chose en pensant exorciser les sentiments qui se cramponnent. Penser à ce qu'on a perdu, aux fautes que peut être vous n'auriez pas faites si vous aviez su. Etre épuisée de penser à ne plus penser. Ne sentir que le poids de votre tête soudainement trop lourde et trop pleine et qui fonctionne comme un culbuto. Ne plus penser à lui, ne plus penser à vous même, ne plus penser à l'improbable "nous". Pourquoi vous y avez cru au fait? Et enfin de compte c'est lui ou vous qui vous fait souffrir autant? Et lui il vit comment? Des bons moments vous en avez eu? Des bons souvenirs vous en aurez? Que retiendrez vous de lui? La souffrance ou ce petit moment de grâce qu'il vous a donné sans le faire exprès? Effacer tous les sms et mails reçus et conservés depuis le premier.



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