Vendredi 4 mars 2005 5 04 /03 /Mars /2005 00:00

Ne plus penser à lui. Se réveiller le matin et ne plus avoir ce petit sourire en repensant aux rêves que l'ont a fait durant la nuit. Ne plus s'imaginer sa présence, son bras qui s'enroule autour de vous, son corps près du vôtre quand vous dormez et ne plus soupirer d'aise à cette idée. Ne plus traverser la journée, la semaine, le mois en ayant en tête son sourire, son regard, sa voix, tout ce qui vous poussait à être plus conquérante, à marcher avec la fierté de celle qui aime et pense être aimée, ce sentiment qui vous rend forte et inattaquable par les petits tracas que les autres vous apportent. Ne plus se sentir legère, flotter un peu au dessus du sol, portée par un sentiment qui vous rend complète. Perdre encore une fois le morceau de puzzle que l'on cherchait. Ne plus avoir l'impression de pouvoir caresser un nuage. Ne plus être sereine. Ressentir à nouveau le regard pesant des autres, le jugement, la peur, ces choses qui vous font trainer la patte et courber l'échine et qui vous fait dire que vous méritez ce qui vous arrive. Se sentir à nouveau lasse et démotivée par votre existence, un cercle vicieux qui vous broie et que vous n'avez plus la force, là tout de suite, de faire tourner dans un sens différent. Avancer comme une ombre dans la foule, redevenir un pion parmi d'autres, ne plus se sentir unique. Perdre les couleurs pastel et cette aura qui attiraient vers vous n'importe qui, n'importe où et redevenir gris, invisible. Dormir, ne plus ouvrir les yeux, se recroqueviller et attendre que ça passe. Ne plus fermer les yeux mais les plisser jusqu'à ne plus sentir la paupière pour écraser son image qui reste collée à votre rétine. Attendre les larmes qui viennent après la colère, la déprime qui vient après la rage. Ne même plus sentir son corps, comme si lui aussi avait décidé de vous abandonner ne vous croyant plus à la hauteur pour s'occuper de lui. Il a peut être raison vu la tête que vous avez, les cheveux en bataille, le teint blafard et ce regard d'une tristesse infinie qui dégoûte plus qu'il n'appitoie. Vous passez par des moments d'euphorie qui vous remonte le coeur si haut que vous riez sans raison, de façon hysterique et qui la seconde d'après vous vide de toute la joie qui vous restait pour finalement vous faire tomber à genoux dans un coin de votre chambre et pleurer à chaude larme. Jouer la comédie aux gens qui vous aiment et faire croire que tout va bien alors que vous rêvez de deverser toute la rancoeur et les regrets qui vous tiraillent. Avoir envie de hurler en pensant tout faire sortir d'un coup dans un cri d'animal bléssé. Avoir envie de taper dans quelque chose en pensant exorciser les sentiments qui se cramponnent. Penser à ce qu'on a perdu, aux fautes que peut être vous n'auriez pas faites si vous aviez su. Etre épuisée de penser à ne plus penser.  Ne sentir que le poids  de votre tête soudainement trop lourde et trop pleine et qui fonctionne comme un culbuto. Ne plus penser à lui, ne plus penser à vous même, ne plus penser à l'improbable "nous". Pourquoi vous y avez cru au fait? Et enfin de compte c'est lui ou vous qui vous fait souffrir autant? Et lui il vit comment? Des bons moments vous en avez eu? Des bons souvenirs vous en aurez? Que retiendrez vous de lui? La souffrance ou ce petit moment de grâce qu'il vous a donné sans le faire exprès? Effacer tous les sms et mails reçus et conservés depuis le premier.

Par Satine - Publié dans : Love
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Jeudi 3 mars 2005 4 03 /03 /Mars /2005 00:00
 On m'a dit cette phrase ce matin. Mais ce n'est pas la première fois que je l'entend. On l'emploie souvent pour denoncer mon côté fleur bleue. Et moi qui pensais justement ne pas y croire assez, detester le romantisme et toutes ces choses sirupeuses que l'on accolle au mot amour. Mais peut être qu'au fond le romantisme et le rose bonbon n'a rien avoir avec l'amour... On m'a dit que j'étais trop "entière" aussi, que je m'emportais pour pas grand chose. On m'a dit "caracterielle" aussi... C'est assez drôle parce que je n'ais du tout l'impression que ça me corresponde... Fo croire que je me métamorphose, que j'ai un "Mr Hyde" dans certaines situations. Je me rend surtout compte que je m'emporte facilement dès qu'il sagit d'un partage de sentiments et que j'ai un talent pour tout foutre en l'air. J'ai besoin d'amour (encore un truc que Lorie chante, faut croire que c'est la voix de la société actuelle... sic). J'ai surtout besoin de me sentir aimée mais sans forcément avoir envie de donner en retour... compliqué tout ça... peut être égoiste aussi. Mais quand je donne je veux recevoir un echo... égoiste ça aussi non? Une croyante en l'amour egoiste ça existe? Je suis peut être la seule représentante et j'espère un peu qu'il n'y aura pas de mouvement se ralliant à cette cause absurde. Mon principal probleme c surtout que j'ai besoin d'avoir une personne claire comme le cristal dans ses dires en face de moi. Là je suis encore tombée sur le mauvais cheval, celui qui aime jouer avec les ellipses. J'aime jouer un peu mais faut pas pousser. 3 mois à courir après lui. 3 mois à me perdre dans des questions idiotes. 3 mois à stagner et se sentir vide et immobile. Quand en plus on sait que je n'ais même pas reussi à avoir l'objet de la quête... Au fond on peut résumer ça à 3 mois perdus. 3 mois dans une vie c rien, on s'en remet... c surtout ce qu'on se dit bien plus tard. Mais sur le coup là, tout de suite, l'idée d'abandonner c'est proche de la defaite. Même si l'abandon d'une course vous amène parfois dans une autre plus "accomplissante". Faut il que j'arrête de croire en l'amour, que je sois morcelée au lieu d'entière pour me sentir mieux et éviter qu'à chaque fois le vide et la culpabilité (parce que c toujours moi que je designe comme coupable d'avoir aimer) m'assaille? Est ce que ça me rendrai plus "aimable". Je pense trop et je ne crois en rien, si peu en moi... Une vie sans croyance c un peu triste non? Alors je fais quoi... je ne cherche plus à aimer? On dit que l'amour vous tombe dessus... J'espère que ça fait pas trop mal parce que quand on decide de laisser partir, laisser vivre sans soi-même alors qu'on ne rêvais que de partager un peu de la vie d'un autre c dur. Je n'étais pas amoureuse et déjà je suis ébranlée (mais pas éffondrée) qu'est ce que ce sera quand je rencontrerai celui qui chamboulera tout. Oui sans doute je crois trop en l'Amour et c'est pas pour mon bien. Mais au moins je crois, tu crois pas?
Par Satine - Publié dans : Truth
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