Vendredi 2 septembre 2005 5 02 /09 /Sep /2005 00:00

Ce cher Rob (oui oui nous sommes intimes il vient souvent à la maison mais bizarrement je n'entend que sa voix) a le chic pour sortir ses nouveaux single de nouvel album dans les jours autour de mon anniversaire. Tiens d'ailleurs "Feel" est passée pour la première fois en radio le jour de mon anniversaire! Si c'est pas le destin ça qu'est ce que c'est je vous le demande! Je crois qu'il me drague sans le savoir le bougre....

Par Satine - Publié dans : Truth
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Lundi 29 août 2005 1 29 /08 /Août /2005 00:00

Ces derniers temps ont été rudes émotionnellement. Moi qui m’oblige toujours a serrer les poings et encaisser je n’ais simplement plus eu la force. J’ai du vivre ce moment, demander de l’aide et remonter doucement pour ne pas risquer une rechute plus fatale. J’ai emmené dans ce tourbillon la personne que j’aime, lui faisant passer de sacrés quarts d’heure que je contrôlais mal. On s’est enfuit quelques jours à mon initiative. Un petit week-end dans le sud, loin de ce qui me rappelais mon état fragile. Je suis restée insatisfaite, frustrée, minée jusqu’au dernier jour. Mon organisation avait quelques ratées indépendante de ma volonté (pour la chambre spacieuse avec le lit moelleux et le silence ponctué seulement par les grillons on repassera). J’avais besoin de m’évader pour me recentrer et surtout pour savoir où j’en étais. Professionnellement j’étais dans le flou total et personnellement je me mettais à douter de mes sentiments et de ma capacité à continuer. Au retour je me suis replongé dans les quelques écrits qui ont précédé les retrouvailles et la découverte de celui que j’ai toujours aimé plus qu’un ami. Et le déclic s’est fait, la petite étincelle que voyais s’amenuiser s’est remise à briller progressivement, les sentiments revenir meilleurs. Parler, s’avouer les choses, les peurs, les désirs, voir les exigences. Repartir, gravir un nouveau palier côte à côte et non pas en attendant que l’autre, derrière, se décide à gravir la marche. Réunir deux êtres à l’indépendance affirmée, aux peurs enfouies, rejetant le monde quand ça les arrange n’est pas chose facile. J’ai pris conseil auprès d’amis en couple depuis longtemps mais ça n’a aboutit qu’à cette tête aux idées brouillées et vaseuses. Il n’y a que moi qui sais. Il n’y a que moi qui vis l’histoire. Il n’y a que moi qui suis avec lui dans les bons et mauvais moments. La maladresse nous atteint tous les deux et parfois blesse au lieu de consoler. La communication répare certaines erreurs. Les efforts doivent être produits dans les deux sens, un équilibre doit être trouvé et conservé, entretenu. C’est une chimie délicate, parfois explosive, parfois menant à la béatitude niaise. C’est surtout un partage, des moments, des tâches, des émotions et des corps (tant qu’à faire). Personnellement donc tout va mieux, beaucoup mieux qu’avant, peut être mieux encore qu’au tout début. Professionnellement le voile se lève peu à peu entre pacte pas encore signé et mesquineries. Une petite lutte intestine est en marche et j’ai une belle petite armée derrière moi prête à me soutenir (du moins c’est l’état actuel des choses, qu’en sera t-il le moment venu…mystère). Le fait est que dans certaines situations il faut se débrouiller seul et avancer avec des œillères. En attendant j’engrange et je patiente, je calcule et je vis. Un peu plus grandie, une peu plus sereine, un peu plus tout court.

Par Satine - Publié dans : Truth
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Jeudi 18 août 2005 4 18 /08 /Août /2005 00:00

Juste une belle chanson...

"I Gotta Know"


(Nikka Costa)


I gotta know
If I give my heart to you
That everything you say is true
And everything you say you'll do you'll do

I gotta know
If I bare my soul right here
You'll never run or disappear
You'll hold me till the hours turn to years

And I gotta say
My heart has never been so sure
You've mended every piece that tore
And now my love's too strong to tear away

So I gotta know
If you feel the same my dear
Let's justify why we are here
Say the words that I long to hear...

'Cause I've been so strong for so long
I never needed anyone
But my strenght is wearing out my heart
So I'm letting my guard down
'Cause I feel like I've finally found somebody
But I gotta know

I gotta know
You'll still kiss away my tears
Even if they make no sense
Even if they put you on defense

I gotta know
Throught the times when it gets rough
That our love will be enough
And we'll never let it go

I know only time will tell
But I need to hear it anyway
'Cause now my love's too strong to tear away

Je dois savoir

 

Je dois savoir

Si je te donne mon cœur

Que tout ce que tu dis est vrai     

Et que tout ce que tu dira tu le fera

 

 

 

Je dois savoir

Si je mets a nu mon âme ici

Tu ne t’enfuira ou disparaîtra pas

Tu me tiendras jusqu’à ce que les heures se transforment en années

 

 

 

Et je dois dire

Mon cœur n’a jamais été aussi sûre

Tu a rapiécé toutes les parties froissées

Et maintenant mon amour est trop fort pour l’éloigner

 

 

 

Alors j’ai besoin de savoir

Si tu ressent la même chose mon cher

Justifions le pourquoi du nous sommes ici

Dis moi les mots que j’attends

 

 

 

Car j’ai été si forte pendant si longtemps

Je n’ais jamais eu besoin de personne

Mais ma force quitte mon cœur

Alors je baisse ma garde

Parce que j’ai l’impression d’avoir enfin trouvé quelqu’un

Mais j’ai besoin de savoir

J’ai besoin de savoir

Tu essuieras mes larmes

Même si elles n’ont aucun sens

Même si elles te mettent sur la défensive

 

 

 

J’ai besoin de savoir

Quand les temps seront plus durs

Que notre amour suffira

Et qu’on ne le laissera jamais partir

 

 

 

Je sais que seul le temps le dira

Mais j’ai quand même besoin de l’entendre

Parce que maintenant mon amour est trop fort pour l’éloigner

 
Par Satine - Publié dans : Freedom
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Mercredi 17 août 2005 3 17 /08 /Août /2005 00:00

Arrêter de penser, agir. C’est mon leitmotiv lancinant, celui qui revient toujours après un gros passage à vide où je m’aperçois que la principale cause de « malheur » c’est moi même. Avant d’entamer quoi que ce soit je vais évaluer tous les avantages et surtout tous les inconvénients. A force c’est un peu l’histoire de la vache qui regarde passer le train de la vie. De là à dire que je vais aujourd’hui faire le bilan de tout ce que j’ai « raté »… Je n’ais pas de regrets ou si peu. Ce qui est fait et fait. Et je ne serai pas celle que je suis si j’avais fait les choses autrement. La logique pure et simple. Ma rationalité est sans doute un de mes ennemis les plus potentiels. Rester 20min dans un rayon à juger un produit sur son prix, son volume, son look c’est sans doute une perte de temps plus que considérable. Ce n’est pas pour autant que je vais me mettre à acheter à tort et à travers n’importe quoi n’importe où mais il faut que j’arrive à relâcher cette petite pression intérieure qui me rapproche de l’hémorragie cérébrale. Ma balance mentale commence à peser lourdement sur mes neurones qui réclament un peu de plaisir bête. Arrêter de penser, agir. Arrêter de penser pour les autres, arrêter de se mettre à leur place, arrêter de les protéger contre leur gré ou stupidement et finalement se condamner soi même au retrogradage. En bref arrêter de penser vainement et surtout penser à soi. L’égoïsme a du bon, regardez un peu les autres, ceux qui vous claquent la porte juste devant le nez au propre comme au figuré, ceux qui ne s’obligent pas à être aimable. Ils ne pensent qu’à eux. A bien y regarder il ne vivent pas forcément plus heureux mais à vous de modifier la recette en conséquence. Pourquoi s’en faire pour les autres alors qu’on a déjà bien assez à faire avec soi même ? Et puis quand on voit comment on est récompensé… « Aide ton prochain », quel est le crétin qui a dit ça ?! Œil pour œil et dent pour dent ! Bon quand même on peut faire des exceptions pour les gens qu’on aime (j’en connais qui ont dû pâlir en lisant les dernière phrases). Il faut juste que je m’occupe de moi pour m’aimer d’avantage et peut être plus apprécier ce et ceux qui m’entoure. Ce sera physique et mental, ça prendra du temps mais c’est une étape indispensable. Dialoguer, apprendre, comprendre et retranscrire sans trop analyser à tort et à travers, surtout de travers. On verra si ça marche cette fois, si je m’y mets vraiment. Mais il est temps car la dépression est de plus en plus proche et elle me fondera dessus si je ne fais pas l’effort. Je crois qu’elle m’a avertie et je ne veux pas la laisser gagner plus de terrain.

Par Satine - Publié dans : Truth
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Dimanche 7 août 2005 7 07 /08 /Août /2005 00:00

J’ai emmagasiné, stocké, entassé. Une petite peine, puis une autre. J’ai laissé de côté pour m’en débarrasser plus tard. Même pas. C’était plutôt de la négation, un refus de voir les choses en face. Sur le fil se sont enfilées les perles de chagrin et le collier trop plein a fini par m’étouffer. Je me retrouve face à une montagne me barrant la route, celle à laquelle j’avais tourné le dos alors qu’elle n’était qu’un monticule. Abandon, deuil, peur de tomber enceinte, stress face à l’administration incompétente du boulot… J’ai tout conservé jusqu’à explosion de mon mental qui turbine déjà bien assez en temps normal. La machine est en surchauffe et me le fait bien savoir à coup de nerfs en charpie, de culpabilité décuplée et d’évanouissements proches a force de ne pas écouter l’appel au repos physique et psychique. Mon chemin commençait à prendre des virages agréables mais je me sens proche de tout perdre sur un coup de tête de trop ou sur mon obstination à ne rien entendre ni écouter. J’ai l’impression de quitter un bateau en perdition sur une barque, de vouloir fuir à nouveau. Et pourtant je ne veux rien quitter à part ces sentiments confus qui me rongent comme un poison que je me serais moi même administré. Mon physique ne me plait plus, il me faudrait me remettre à le faire travailler pour retrouver les courbes que j’avais réussi à obtenir et qui me convenaient. Mais le corps n’est rien sans les nerfs. S’occuper d’abord du mental. Je me suis bridée, empêché d’accéder à des petits plaisirs qui m’auraient empêché d’accéder à d’autres plus importants et qui finalement n’ont pas vu le jour. L’herbe est toujours plus verte chez le voisin mais à force de la regarder on en oublie son jardin qui entre temps se fait bouffer par les mauvaises herbes. Il est temps que je jardine un peu. Tant de choses en si peu de temps, tant d’attente et tout avoir d’un coup. C’est trop pour moi manifestement. Il me manque. J’ai été froide et dure, refusant son aide de façon têtue. Je prend le moindre mot qui ne me plait pas pour de la brutalité et les larmes qui n’attendaient qu’un signe en profitent pour se profiler. Je ne veux pas qu’on me secoue, je ne veux pas qu’on me secoure, je veux qu’on me réconforte jusqu’à ce que je reprenne enfin les rennes. C’était plus simple étant seule et sans job, je pouvais m’enfermer et décider de ne pas sortir pendant des jours. Les choses ont changé. Je ne peux pas imposer mon état comme un fait. Qu’est ce que je suis censée faire ? Me couper de ce qui me remettra sans doute sur les rails d’une façon ou d’une autre ? Ce serait une erreur que je ne veux pas commettre. Alors vaille que vaille et que vogue la galère. Me montrer courageuse, me requinquer et « au moment opportun j’abattrai mes démons un par un » comme le chante De Palmas. « Tu n’as jamais été très sociable » me disait hier ma mère en me rappelant les fois où je l’avais appelé en pleurs de chez des amis avec qui soudainement je n’avais plus envie de m’entendre « viens me chercher ». J’ai toujours plus ou moins crier à l’aide, le plus souvent de façon silencieuse. Trop pudique. Trop honte surtout. Je me suis toujours dit qu’il n’y avait que moi pour me secourir et il faut reconnaître que c’est en grande partie la vérité. Il faut aujourd’hui que j’apprenne à me reposer sur une épaule qui au fond n’attend que ça. Botte toi le cul ma grande. Affronte les gens. Ces gens qui t’ont toujours fait peur, ces gens qui t’ont parfois donné tes peurs. Au fond il sont comme toi, malhabiles, complexés, bourrés d’incertitudes. Il t’apprendront peut être des chose que tu ignores, il t’apprendront peut être à te connaître et à t’apprécier. Voilà mes réflexions du jour sur une place donnant un aspect village en pleine ville a quelques minutes de marche de mon lieu de travail. J’y suis allée d’un bon pas, avec un petit sourire « Hot Fudge » sur les oreilles qui me fait irrémédiablement penser à des gens que j’aime. J’ai déjeuné dans le calme en observant ces voisins se rassemblant pour un petit tournoi de boules. C’était ce qu’il me fallait à moi l’observatrice. Je me suis rendue compte que je n’avais pas fait ça depuis longtemps. Un chien qui gambade joyeusement autour de ce petit monde, une petite fille interloquée qui le regarde, les rires, les discussions banales et Elvis Prestley en fond sonore. Une fois mon baladeur éteint j’ai pu apprécier tout ça, me sentir là, faisant partie du tableau. Figurante pas spectateur. Au fond ce n’est pas si difficile. Maintenant il faut que j’adapte cette découverte à ma vie de tous les jours. Et alors la montagne redeviendra monticule que j’aplanirai au fur et à mesure sans, je l’espère, le laisser à nouveau percer sous la terre.

Par Satine - Publié dans : Truth
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